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Réforme de l’assurance chômage : de lourdes conséquences d’après le rapport de l’Unédic

Société

mise à jour le 17/04/21

Réforme de l'assurance chômage

D’après le rapport de l’Unédic, la seconde partie de la réforme sur l’assurance chômage que prépare le gouvernement aura de lourdes conséquences et touchera 1,7 million de personnes. Alors que la crise économique s’aggrave et que le monde du travail est touché par la situation actuelle, le gouvernement ne renonce pas à appliquer des réformes qui menacent de précarité les travailleurs.

Plus grave que prévu : l’impact de la réforme de l’assurance chômage fait l’objet d’une nouvelle étude réalisée par l’Unédic à la demande de Force ouvrière. Ce document paru le 7 avril estime qu’avec ses dernières modifications, près de 1,15 million de demandeurs d’emploi pourraient voir leur allocation réduite de 17 % en moyenne au 1er juillet.

Mais malgré ces chiffres inquiétants, la forte réticence des syndicats et la crise économique qui s’aggrave, le gouvernement ne renonce pas à sa réforme de l’assurance chômage.

– Principal point de tension : le mode de calcul du salaire journalier de référence (SJR). Une première fois annulée en novembre, la mesure vient d’être adoptée dans un décret paru au Journal officiel le 31 mars. Malgré les vives critiques qu’elle a suscitées, elle entrera en vigueur à l’été. Dès lors, les jours travaillés ainsi que les jours non travaillés seront pris en compte dans l’opération, pour toutes personnes ouvrant des droits.

C’est « une stratégie du gouvernement pour faire des économies, car les allocataires vont rarement au bout de leurs droits. »

Près de 400 000 personnes verront tout de même leur salaire journalier de référence réduit dans une fourchette de 40 % à 43 %.

– Autre point de résistance face à ce nouveau mode de calcul : le décret du 30 mars prévoit également de « neutraliser » les périodes non travaillées en raison de congés maternité, de congés maladie ou d’activité partielle. Sauf qu’en simulant ce type de situation, l’Unédic s’est rendu compte que la compensation proposée dans ces trois situations était superficielle.

– L’étude prévisionnelle souligne le passage de quatre à six mois consécutifs de la durée minimale de travail conditionnant l’ouverture des droits si « retour à meilleure fortune ». Ainsi 190 000 personnes verront l’ouverture de leurs droits retardée d’un an ou plus, et 285 000 de moins d’un an avec un retard moyen de cinq mois.

– Les cadres, eux aussi, y perdent. La dégressivité à partir du neuvième mois d’indemnisation, doublée d’une application au septième mois si « retour à meilleure » fortune, aura également de lourds effets.

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